À l’heure où la transition énergétique devient un enjeu majeur, de plus en plus de ménages souhaitent comprendre l’impact environnemental de leur mode de chauffage. Pour les y aider, l’ADEME met à disposition un simulateur simple d’usage permettant d’estimer les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au chauffage de leur logement. Il suffit de renseigner la surface habitable : en quelques secondes, l’outil compare différents systèmes de chauffage et présente l’empreinte carbone annuelle associée à chacun d’eux.
Cette visualisation chiffrée n’est pas anodine. Le chauffage est l’un des principaux postes d’émissions dans le logement. Gaz, fioul, bois ou même électricité — bien que l’électricité française soit relativement décarbonée — contribuent, à des degrés divers, au réchauffement climatique. Connaître l’impact carbone de son installation permet donc de mieux mesurer les enjeux de sobriété énergétique et de faire des choix éclairés pour les années à venir. Les ordres de grandeur révélés par le simulateur parlent d’eux-mêmes. Pour une maison de 100 m², un simple poêle à granulés représente environ 564 kg de CO2. Un poêle à bois traditionnel équivaut, lui, à près de 920 kg de CO2. Et un chauffage au fioul, pourtant encore utilisé dans de nombreux foyers, dépasse largement ces chiffres : et serait l’équivalent d’un tour du monde en voiture, soit plus de 5 700 kg de CO2 par an.
Face à ces écarts, de nombreuses alternatives plus durables existent. Les pompes à chaleur, le chauffage solaire ou encore les appareils performants alimentés au bois constituent des solutions permettant de réduire, voire de neutraliser une grande partie des émissions. Le chauffage au bois, par exemple, génère du CO2, mais celui-ci est compensé sur le long terme par la croissance des arbres replantés.