À l’inverse, les biens anciens très énergivores subissent une décote de plus en plus importante. Selon l’étude des Notaires de France, un appartement classé G se vend en moyenne 12 % moins cher qu’un logement D, tandis qu’une maison peut perdre jusqu’à 25 % de sa valeur. La consommation énergétique influence désormais directement la valeur du bien et le choix des acheteurs. Les écarts varient fortement selon les régions. Dans certaines zones comme la Nouvelle-Aquitaine jusqu’à 24 % pour les appartements dans le Grand Est. À Paris, où le marché est tendu et l’offre limitée, la décote des logements très gourmands en énergie n’est “que” de 10 %.
Les maisons souffrent davantage que les appartements en cas de faible performance énergétique. À surface égale, une maison mal isolée consommera plus qu’un appartement du fait de sa plus grande surface exposée au froid. Les charges de chauffage plus élevées dissuadent les acheteurs et impactent directement le prix de vente. C’est ce qui explique les décotes parfois spectaculaires observées dans l’ancien.
Depuis 2021, l’impact du DPE sur le prix se renforce. La décote moyenne des maisons G est passée de 17 % à 25 % en trois ans, tandis que la prime des logements très économes A est passée de 9 % à 16 %. Les acheteurs intègrent désormais systématiquement la consommation énergétique dans leur décision d’achat.
Cette évolution modifie profondément le marché de l’ancien. Les passoires thermiques se vendent plus difficilement et à prix réduit, tandis que les logements performants deviennent des biens recherchés et mieux valorisés. Pour les propriétaires, la rénovation énergétique n’est plus seulement une question d’économie d’énergie : elle conditionne la valeur patrimoniale de leur bien.