La mise à jour du CEP électrique pour le DPE est effective depuis ce 1er janvier. Cette réforme vise à intégrer la décarbonation croissante de l’électricité, un facteur majeur dans le pays, dans le mode de calcul de la performance énergétique des logements. Elle simplifie aussi l’obtention du nouveau diagnostic pour les propriétaires de logements chauffés à l’électricité, en permettant de générer une étiquette DPE facilement, sans recourir à un diagnostiqueur. L’objectif ? Diminuer les coûts et les délais, tout en fournissant des données fiables sur la consommation électrique du logement. L’un des impacts principaux est que des milliers de biens immobiliers quittent la catégorie des passoires énergétiques (rangées dans les catégories F et G). Ces habitations, très consommatrices d’énergie, voient leur classe énergétique s’améliorer d’une ou plusieurs lettres, sans que les factures d’électricité ne diminuent pour autant. Pour les propriétaires, la réforme est avantageuse, puisque l’interdiction de louer disparaît avec elle. Concrètement, le coefficient de conversion de l’électricité est descendu de 2,3 à 1,9, réduisant d’environ 17 % l’influence de l’électricité dans le calcul de la consommation en énergie primaire et permettant à près de 850.000 logements chauffés à l’électricité de sortir automatiquement du statut de passoire énergétique.