Les diagnostiqueurs immobiliers peuvent contribuer à la progression des connaissances scientifiques. L’analyse d’un échantillon effectué à l’occasion d’un état parasitaire dans le Loiret par Pierre-Yves Sachot a ainsi permis d’identifier une espèce de champignon encore inconnue.
L’envoi en laboratoire pour analyse d’échantillons prélevés lors d’un état parasitaire n’est pas une obligation pour le diagnostiqueur. C’est néanmoins grâce à cette décision qu’une nouvelle espèce de champignon a été découverte. L’échantillon, qui a fait l’objet d’une analyse biomoléculaire et d’une analyse ADN, s’est en effet révélé être d’une espèce inconnue qui a par la suite été officiellement baptisée Bjerkandera lecomtei. Pour le laboratoire en charge de l’analyse, l’espèce était probablement présente dans les bâtiments depuis très longtemps, mais était confondue avec d’autres espèces de polypores, car elles sont très difficiles à différencier visuellement.
La découverte de ce champignon ne signifie donc pas l’émergence d’un nouveau risque pour les logements en France. Bjerkandera lecomtei peut apparaître sur une charpente s’il y a une fuite d’eau. Il suffit de mettre fin à la fuite pour que le champignon, privé des conditions propices à son développement, meure. La découverte d’une nouvelle espèce de champignon lignivore ne change rien non plus au périmètre et au contenu de l’état parasitaire effectué par un diagnostiqueur immobilier. Elle montre juste que les diagnostics immobiliers, outre leur rôle d’informer les propriétaires d’un logement, peuvent aussi apporter leur contribution à la science.